L’Homme et la Nature

Enjeux

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le transport maritime n’a jamais été détrôné par le transport aérien, plus rapide ou plus « moderne ».

Port de Yangshan, baie de Hangzou, Shanghai, Chine (30°38’ N - 122°03’ E). © Yann Arthus-Bertrand / Altitude Paris

Le trafic maritime représente encore aujourd’hui près de 90% de la masse des échanges commerciaux internationaux. Il a même augmenté considérablement, suivant la courbe ascensionnelle des échanges de marchandises et les progrès de la mondiali­sation. Ainsi, alors que 500 millions de tonnes de marchandises étaient échangées par mer en 1950, ce sont 8 milliards de tonnes qui transitent actuellement chaque année sur les océans. Chaque jour, près de 50 000 navires circulent le long d’itinéraires internatio­naux, sortes d’autoroutes des mers faites de détroits, de ports et de canaux.

Il n’y a, en vérité, que le transport maritime de personnes qui a régressé. Pendant des siècles, les navires furent l’unique moyen qui permettait de traverser les océans, et ils ont acheminé colons, migrants, esclaves… Aujourd’hui, ils ne sont plus utilisés que pour de courtes distances – bras de mer, îles proches des côtes et archipels – ou par les réfugiés les plus démunis et les migrants clandestins. Reste l’activité de loisir, avec les croisières, activité non négligeable et en plein essor puisque chaque année, plusieurs millions de personnes embarquent sur l’un des 500 paquebots opérant dans le monde.

LA RÉVOLUTION DU CONTENEUR

Dans les années 1960, le transport maritime de marchandises a même vécu une révolution avec l’invention du transport par conteneurs, qui a considérablement simplifié la manipula­tion des marchandises et leur rangement sur les navires, tout en les protégeant. En 2010, 12 millions de conteneurs parcouraient ainsi les mers du globe. Une nouvelle classe de navires, les porte-conteneurs, a donc fait son apparition. L’un des plus grands d’entre eux, baptisé Emma Mærsk, mis à flots en 2006 et d’une longueur de 369 mètres, relie l’Asie et l’Europe chargé, à chaque voyage, de plus de 11 000 de ces grands caissons.

Le fret maritime permet de faire venir des marchandises de l’autre bout du monde à bas prix, et il devient moins cher d’importer des produits manufacturés que de les fabriquer. Cette forme de mondialisation a notamment pour conséquence la désindustrialisation de l’Occident : l’asymétrie des échanges commerciaux fait que près de 50 % des conteneurs en provenance d’Asie sont transportés à vide à leur retour depuis l’Europe et les États-Unis.

Mais toutes les marchandises ne sont pas transportées en conteneurs. Certaines prennent place directement dans les cales des bateaux spécialisés : minerais, céréales, liquides, gaz, etc. Le chassé-croisé des tankers (conçus pour transporter des combustibles liquides) représente ainsi 35 % du transport maritime mondial.

QUEL BILAN ENVIRONNEMENTAL POUR LE TRANSPORT MARITIME ?

Qu’ils s’échouent ou sombrent en mer, les tankers sont responsables des marées noires, qui figurent parmi les pollutions maritimes les plus tragiques et les plus médiatisées. Pourtant, ces naufrages ont diminué grâce aux progrès accomplis en matière de sécurité des navires (comme l’instauration progressive des doubles coques), grâce aussi aux ins­pections et procédures mises en place par la convention internationale Marpol ratifiée par plus de cent pays, et enfin grâce aux réglementations nationales, telles celles qui ont été mises en œuvre aux États-Unis après la catastrophe de l’Exxon Valdez (40 000 tonnes de pétrole en Alaska en 1989) et en Europe après celle de l’Erika (30 000 tonnes de pétrole au large de la Bretagne en 1999). De nos jours, les grandes catastrophes ne représentent plus qu’une petite partie des rejets de pétrole dans l’océan, bien loin derrière les dégazages clandestins.

Ces rejets mis à part, le transport maritime se présente souvent comme une activité faiblement polluante. En effet, les navires ont l’avantage de transporter de grandes quantités de fret, ce qui permet de polluer moins, à volume équivalent, qu’un déplacement par route ou par avion. Le transport maritime ne représente ainsi que 3 % des émissions de CO2 d’origine humaine. Mais le fuel utilisé en mer a un taux de soufre très élevé, autour de 27 000 parties par million, et les moteurs rejettent de ce fait du dioxyde de soufre, gaz à effet de serre et polluant nocif.

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